C’est pourtant ce que l’Etat nous demande aujourd’hui !

Il n’est pas avare de ses conseils, de ses impérieux conseils, aux contribuables, aux consommateurs, aux salariés, aux électeurs, aux citoyens : Épargnez plus, consommer mieux, ne fumez plus, réduisez votre consommation d’alcool, de pétrole ; acceptez , pour sauver votre entreprise ou votre retraite, de travailler plus longtemps, de réduire l’augmentation de votre salaire, de déménager ; acceptez même la flexibilité, la fluidité, la précarité, la vulnérabilité. C’est une question, nous dit on, de survie pour le pays.

Fort bien ; et certains de ces conseils méritent d’être suivis.

Mais que fait, pour se réformer lui-même, celui qui prétend diriger la vie des autres ? Peu de choses. Beaucoup trop peu de choses. Et quand il les fait, elles sont mal faites.

Enfin, audace suprême, on parle en plus, pour financer la prolongation de ces gaspillages, d’un nouvel emprunt, qui sera naturellement financé, au bout du compte, par ceux à qui on demande aujourd’hui d’accepter la réforme de leur train de vie et la réduction de leur pouvoir d’achat.

C’est évidemment inacceptable.

Et la moindre des choses serait que l’Etat s’engage, en signe de bonne volonté, à rembourser cet emprunt nouveau, et à servir les intérêts de sa dette, par des économies sur son train de vie. Les réformes à faire sont connues. Elles ont été déjà étudiées en détail et on sait très bien ce que peut rapporter une meilleure efficacité de gestion des services publics.

Si rien n’est fait, les citoyens pourraient un jour licencier leur coach.
Et se prendre en main.