Deux choses sont désormais évidentes : d’une part, après presque une décennie de domination du web par Google, une page est en train de se tourner sous nos yeux - ébahis, je ne te le cache pas, ami lecteur - celle du web social, qui se traduit aujourd’hui en chiffres qu’il est impossible de balayer de la main comme n’étant qu’un effet de mode.
D’autre part, nous ne faisons qu’effleurer les conséquences que cela aura sur l’écosystème de l’information que constitue également le web.

Le web n’en reste pas moins un gigantesque espace d’information, mais c’est l’accès à celle-ci qui va, les usages en pratique évoluant massivement, changer de façon radicale. L’accès à l’information du temps de Google était un but en soit, c’est en passe de devenir un sous produit d’une activité sociale qui prend désormais le dessus sur tout autre forme d’usage.

Facebook devient un enjeu stratégique

Si les chiffres américains s’avéraient prémonitoires pour la situation à venir du marché Français (et c’est souvent le cas), la presse écrite, plus encore que la presse audiovisuelle, du fait même de la différence significative en terme de visiteurs récurrents apportés par Facebook par rapport à Google, est la première a pouvoir engranger de sérieux bénéfices en adoptant au plus vite des stratégies Facebook qui prennent en compte cette nouvelle réalité : non, le web n’est pas un formidable outil d’accès à la connaissance, c’est désormais et avant tout un outil social, pour ne pas dire un corps social globalisé.