Pour s'en persuader, il suffit en fait de prendre connaissance des développements de son bouquin, très bien documenté. La bonne nouvelle est qu'il résume en une phrase ce que j'ai mis bien des mois à comprendre :

La cause la plus profonde de cette crise est l'incapacité de l'Occident à maintenir son niveau de vie sans s'endetter.

Il nous invite ensuite à reconnaître cette réalité vertigineuse : nos systèmes sociopolitiques ne font rien, absolument rien de sérieux pour écarter les menaces qui pèsent sur la survie des individus, des entreprises, des nations, de l'humanité même.

Enfin, il édicte quelques principes pour les entreprises auxquels je ne peux - évidemment - que souscrire. Pour mieux se sortir de cette panade, l'entreprise devrait :

  1. Affirmer des valeurs de sorte que son respect d'elle-même soit une réalité, non une fiction commode
  2. Choisir des partenaires externes partageant les mêmes valeurs
  3. Être loyal avec ses partenaires pour qu'ils le soient avec elle
  4. Tenir un discours de respect
  5. Raconter l'histoire de l'entreprise.

Et, forcément, la cerise sur le gâteau, comme disait le mahatma Gandhi :

Soyez vous-même le changement que vous voulez voir dans le monde.