Laurent Bourrelly, éminent confrère, s'interroge avec pertinence sur l'évaluation des SMO, je le cite rapidement : "Le véritable challenge est de permettre aux responsables d’évaluer le retour. Voilà comment le SMO apparaîtrait comme un secteur de pointe dans l’industrie du Web marketing, alors que c’est seulement un balbutiement malhabile voire même un pet foireux dans certains cas. Aujourd’hui, la majorité des agences de Web marketing font n’importe quoi en termes de SMO et ceux qui gèrent cela en interne n’ont pas mieux à proposer. Plutôt, tout le monde se débrouille avec les moyens du bord, puisque nous sommes encore éloignés de solutions parfaitement cohérentes avec les outils disponibles et totalement intégrées au brief client".

Le premier truc, pour ce qui me concerne, c’est que je pense qu’une animation communautaire, c’est un truc qui se passe quasi-obligatoirement avec accès restreint. Le communautaire, moi, je vois ça restreint, sinon, ben c’est un blog, un site 2.0, un forum, bref, appelle ça comme tu veux, mais pas « communautaire ».

Donc, les incidences en termes de référencement, on n’en a rien à carrer, un SMO n’est pas là pour booster le référencement (les blogs et Twitter font ça très bien).

L’autre truc, c’est qu’à chaque fois que je monte un SMO, l’objectif de celui-ci est déjà très clair et pré-défini en amont.

Exemple très concret : le Chamois Niortais FC a une « Team Communication » avec onze membres bénévoles d’âges et d’horizons divers. On fait des réunions mensuelles, entre bénévoles, on a plein de projets d’animations au stade, d’affiches, et tutti quanti. On échange sur cet espace SMO des sons, des logos, des idées, des trucs et des machins, chaque projet fait l’objet d’un fil de discussion précis, chacun réagit librement, bref : on peut donc analyser très correctement les répercussions de chaque opération.

Autre exemple : le Journal des Plages. On a monté une tournéé éco-citoyenne cet été, ça a très bien fonctionné sur le terrain, on est en train de monter tout cela, les villes, les animations, les sponsors et tout le tintouin sur un SMO. Les premiers retours sont favorables en cela que les participants et les acteurs terrains se sentent – à juste titre je crois – valorisés par ces échanges, concrets, le 13 octobre à Lunel, il manque des ballons,…

Tout ça pour dire que je pense qu’il ne faut pas analyser une action type « SMO » avec le même regard et les mêmes méthodes qu’une action de communication web « traditionnelle » genre Google Analytics, Pagerank et tout le bastringue.

Je vois ça plutôt comme un substitut super puissant à la messagerie électronique. Le mail est un outil qui n’a pas évolué d’un poil – si je puis dire – depuis son origine et que les actions collectives via mail type liste de diffusion ben sont hyper-limités.

Je reste à l'écoute de vos commentaires là-dessus.