C'est amusant, les enchainements et les coïncidences. Vendredi dernier, mon fils me montre : 123people.

Le principe est simple : on tape un prénom et un nom dans un moteur de recherche qui agrège en un seul coup d'œil tous les contenus de Facebook, Google, 118 000, les tags et tout le tintouin. Il tape son prénom et son nom, déboulent instantanément sa photo (profil de Facebook), son adresse, son téléphone, etc... Stupeur et tremblement.

Samedi, la copine d'un copain m'informe qu'elle s'est retirée de Facebook, pas envie de voir sa vie privée exposée sur le réseau.

Ce matin, mercredi, donc, je consulte mon petit Mediapart matinal (abonnez-vous) et là : Penser l'identité numérique. Un billet très bien documenté qui pointe sur un autre billet de Fred Cavazza : Qu'est-ce que l'identité numérique ?

La question se pose en des termes particulièrement techniques et des graphiques un peu complexes, mais ô combien bien foutus. Extrait :

Les utilisateurs au cœur du web 2.0

Avec la prolifération des blogs et wikis, la multiplication des réseaux sociaux et l'explosion du trafic sur les plateformes d'échanges, les contenus générés par les utilisateurs prennent une place toujours plus importante dans notre consommation quotidienne de l'internet. Tous ces contenus laissent des traces sur les sites qui les hébergent et dans les index des moteurs de recherche, ils sont également systématiquement rattachés à un auteur. De plus, la notoriété numérique des individus ainsi que sa valorisation (monétisation de l'audience, de l'expertise...) va rapidement amener les internautes (consomm'auteurs et consomm'acteurs) à se soucier de leur identité numérique.

Voilà la situation résumée on ne peut mieux.

Soucieux d'apporter ma modeste pierre à l'édifice, je préconise pour ce qui me concerne le droit. Le droit du citoyen Internaute.

Article 1 : Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit de disparaitre des moteurs de recherches où ils sont référencés, voilà.

Sur simple mail, tout internaute doit pouvoir demander de supprimer et effacer totalement et complètement toute information privée le concernant.
Que ce soit Facebook, Google, et Dieu sait qui, peu importe, le site en question a trois semaines pour effacer toutes mes données, sinon, ben c'est illégal.

Concrètement

Mise en place d'une instance publique et indépendante, j'ai bien dit publique (avec des fonctionnaires de l'État, ouioui), et indépendante - c'est à dire financée par la collectivité, l'impôt quoi - qui sera en charge de faire respecter ce principe de base républicain, simple et transparent.

Alors bon, évidemment, il faut que cette loi passe au niveau international, sinon, forcément, ça joue pas.
Mais bon, si l'on y réfléchit bien, les droits de l'homme, il a bien fallu à un moment donné commencer à les écrire quelque part.

Impossible ?
Pas français !
:)