Foutaises
L’industrie de la musique pense que ce verdict disproportionné fera réfléchir à deux fois les utilisateurs avant de télécharger un morceau. Surtout, cela indiquera à ceux qui partagent de la musique ce qu’il ne faut pas faire pour se faire attraper ; comme ne pas utiliser le même nom d’utilisateur (”tereastarr”) sur les réseaux de partage, sur email, IM et d’autres comptes en ligne.

Billevesées
Au cours des quatre dernières années, la RIAA a poursuivi 26 000 de ses clients, mais sans la même réussite, puisque la plupart des cas étant conclus à l’amiable aux alentours de $4000. Ce fut le premier cas allant jusqu’au tribunal. Ce verdict (s’il n’est pas réduit en appel) crée un véritable précédent. Tout ce que l’industrie a à faire dorénavant est d’en gagner encore 52 000 comme celui-ci (avec le même montant) pour égaler ses $11.5 milliards de revenus de l’année dernière.

Faire payer les fournisseurs d'accès
Comme je l'ai déjà écrit des dizaines de fois ici et ailleurs, c'est aux fournisseurs d'accès de s'acquitter d'un droit équivalent à la SACEM. Droit que paient aujourd'hui - et sans sourciller les grands médias (TF1, RTL,...). Orange, Free, Alice et consorts sont quand même bien in fine les diffuseurs des oeuvres musicales téléchargées. Ce sont bien eux qui engrangent les profits par billions d'euros et pas les ados téléchargeurs ! C'est pourtant simple. Que ces opérateurs aux revenus mirifiques rétrocèdent un pourcentage aux artistes, tout simplement j'ai envie de dire ! Et plus tu es téléchargé, plus tu touches, c'est comment dire, assez simple - et de surcroît assez inéluctable si l'on prend la peine d'y réfléchir plus loin que le bout de son mulot.

Bonne idée
Quelqu’un devrait créer un logiciel, pour la RIAA, qui enverrait des convocations de façon automatique, car ils ont beaucoup d’efforts à faire pour sauver l’industrie. A moins que l’industrie prenne le temps et l’argent d’essayer de trouver de nouveaux modèles qui encourageraient et bénéficieraient de la façon dont les gens écoutent la musique, de nos jours; sur leurs iPods, en streaming sur le web et en partageant avec leurs amis et peers. Plus la musique devient numérique plus elle est échangeable, comme de l'eau claire.

Autant condamner les Internautes qui boivent de l'eau du robinet plutôt qu'en bouteille...

Source : Techcrunch en français