C'est aussi, explique le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), parce que le cyberacheteur n'est plus, sur la Toile, aussi dépendant des informations que veulent bien lui communiquer les vendeurs.

«L'Internet permet un rééquilibrage des pouvoirs entre consommateurs et producteurs», souligne encore le Credoc.
Avant de faire ses emplettes, l'internaute se renseigne auprès d'autres internautes sur les forums. Il fait tourner les comparateurs de prix, il rode dans les sites d'occasions ou de ventes aux enchères. «La proportion de personnes s'informant auprès d'au moins deux sources est plus forte parmi les cyberacheteurs que parmi les personnes achetant en magasin : 73 % contre 57 %», selon le Credoc.

Du coup, 43 % des acheteurs, parmi les plus expérimentés, estiment prendre davantage de plaisir à acheter sur la Toile que dans les magasins. Il est vrai que les sources y sont multipliées : achat en direct auprès de la marque, auprès d'un particulier, auprès d'un soldeur, en France et aussi à l'étranger, tout cela sans bouger de son fauteuil.

Les sites de ventes aux enchères ajoutent au ludique, car ils «entraînent les consommateurs dans un univers où l'acquisition du produit n'est pas la seule dimension valorisée». Le fait d'être le gagnant, à la fin de la période d'enchères, compte aussi beaucoup dans la «satisfaction retirée de l'achat», conclut le Credoc dans son étude justement intitulée «Internet donne plus de pouvoir aux consommateurs».