Les générations de marketeurs qui peuplent nos petites et moyennes entreprises ont été formées à la logique du sacro-saint "message" le plus souvent inspiré du principe de base de nos amis anglo-saxons "less is more" (moins c'est plus).
Pour vendre, fastoche, il faut pousser des messages simples. Ce "formatage" culturel - héritage du siècle dernier - handicape aujourd'hui les marketeurs et les chefs d'entreprise qui veulent utiliser le web pour vendre. Normal : l'Internet fonctionne de façon totalement différente.

Le web n'est pas adapté à la transmission classique de messages publicitaires courts. Il est adapté à la publication de contenus.
Là où l'auditeur/téléspectateur se trouve dans une posture d'attente, de réception de contenus qu'on lui diffuse généreusement, l'internaute est dans une dynamique de recherche d'info. Il en maîtrise le déroulement et rien - ou pas grand chose - ne peut l'en détourner. C'est lui qui mène la danse. Un clic de souris, zou, il est parti par ici !

Il y a donc là une autre démarche. Radicalement nouvelle.
Elle consiste à oublier - un moment - vos produits et à imaginer quel service d'information vous pourriez rendre à vos clients. Tenter de pousser un message précis qui ne répond pas nécessairement à la question spécifique d'un consommateur c'est comme essayer de faire rentrer le dentifrice dans le tube ! Seule réponse : une éthique informationnelle. Où une réelle sincérité est indispensable pour emporter l'adhésion des internautes. Là aussi, les marketeurs "classiques" souffrent d'un GRAVE problème culturel.

Car l'internaute prend aujourd'hui la plume et écrit ce qu'il a à dire de vous, de vos produits, de vos univers de consommation. Non seulement en vous écrivant mais surtout en l'écrivant publiquement. Sur votre site - si vous lui offrez cette possibilité - et/ou sur le sien. Sans aucune possibilité de contrôle ni de censure de votre part.

Comme Tim Berners-Lee, l'inventeur du web, l'a toujours voulu, l'internaute est aussi et autant un contributeur de contenus qu'un consommateur de contenus.

C'est toute la leçon du phénomène blog qui était en germe depuis l'origine du web et le sens du fameux concept de Web 2.0.

Oui, ce média donne le pouvoir à l'internaute.
Il constitue une architecture informationnelle à laquelle tout le monde participe en produisant des contenus, à commencer par le consommateur. Ou, si vous préférez, une conversation géante, génératrice de messages dans tous les sens et dans laquelle vos messages marketing habituels sont pratiquement inaudibles. Et cette conversation, parce qu'elle devient progressivement le lieu où se structure l'information liée à votre univers de consommation (donc à vos produits), cette conversation devient le lieu où se déterminent les actes d'achats.

Merci de votre attention (et pensez à vous brossez régulièrement les dents !).
:)